Hong Kong : il faut sauver l’arbre à encens !

A Hong Kong, l’Aquilaria sinensis, plus connu sous le nom d’arbre à encens, est menacé de disparition… Chan Koon-wing, héritier de la seule plantation subsistante sur l’ex-colonie britannique se bat désormais pour la sauvegarde de cette espèce végétale qui donna son nom à Hong Kong, indique une récente dépêche de l’AFP.



Encens, Stanley
Encens, Stanley
A Hong Kong, le béton pousse aussi vite, voire même plus vite, que les arbres et les plantes tropicaux… Même si aujourd’hui, l’ex-colonie britannique souhaite devenir « la ville-verte » de l’Asie, le pari est loin d’être gagné. En effet, chaque année, le bitume et les immeubles gagnent du terrain sur la flore et la faune locale…

Pourtant tout n’est peut-être pas perdu. Certains Hongkongais résistent et tentent de préserver la nature environnante (des pythons sont réintégrés dans les forêts locales).

D’autres essaient de convaincre leurs voisins et amis de créer des potagers sur les toits des immeubles -une tendance qui commence à se développer… De manger du bio. De consommer des légumes de proximité… probablement très pollués compte-tenu de la médiocre qualité de l’air. Mais bon, c’est un début, une prise de conscience embryonnaire.

Parmi tous ces Hongkongais qui se battent pour la défense de la nature, Chan Koon-wing, fait un peu figure d’exception. En effet, cet homme, comme le rappelle une récente dépêche de l’AFP est le seul héritier de l’unique plantation d’arbres à encens de Hong Kong. Or, au-delà de la sauvegarde de cette essence endémique, ce combat est hautement symbolique puisque cet arbre est à l’origine du nom de Hong Kong… Le « port aux parfums » !

Plus précisément, la plantation du grand-père de M. Chan se trouve à Shing Ping, un petit village situé près de la frontière chinoise, au nord-ouest de Hong Kong (sur le continent). « Si je ne relance pas la culture de l'arbre à encens, je crains que nous perdions l'espèce à jamais, à cause de l'abattage sauvage » confie M. Chan à l'AFP.

Rappelons que l’arbre à encens sécrète une résine qui se récolte en pratiquant une incision peu profonde dans la longueur du tronc de l'arbre. Trois semaines plus tard, une sève laiteuse et collante coule de l’entaille et coagule au contact de l'air. Cette technique ancestrale permet de récolter l'encens manuellement. C’est ce suc noir qui sert à la confection d'huiles, de poudre ou d'encens. D’aucuns lui accordent des vertus médicinales et affirment même qu’il vaut plus cher que l’or !

« L'arbre de Hong Kong figure désormais, avec le grand requin blanc et les ours noirs américains, au nombre des espèces recensées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) » souligne encore la dépêche de l’AFP.

Espérons que d’autres sylviculteurs vont suivre le même chemin que M. Chan, pour que Hong Kong ne voit pas se volatiliser, telles des volutes d’encens, cette espèce rare d’arbres qui lui a donné son nom !

Jeudi 16 Août 2012
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